J’ai décidé de devenir autoentrepreneur : comment m’y prendre ?

Pour tout entrepreneur indépendant, la décision de lancer sa propre activité découle d'une réflexion approfondie, et s'accompagne d'un choix essentiel concernant la structure à adopter pour son entreprise. Comment choisir la meilleure option ?

Si l'on souhaite se lancer dans un projet qui nécessite des ressources humaines et financières massives, la réponse se trouve dans la création d'une personne morale, comme une SARL ou une SAS. Si l'on souhaite avoir une activité commerciale en solo, en indépendant, avec un chiffre d'affaires raisonnable, il peut être préférable d'opter pour le statut d'autoentrepreneur . L'auto-entreprise est un statut qui a été remplacé par la micro-entreprise en septembre 2018, on devrait donc parler de micro-entrepreneur, mais l'usage conserve l'appellation d'auto-entrepreneur.

La micro-entreprise, comment ça marche ?

L'auto-entreprise, c'est un statut que l'on déclare au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) en précisant l'activité que l'on va exercer. Cette démarche peut être effectuée en ligne, mais il convient de savoir auprès de quel CFE elle doit être faite. Pour une activité commerciale, il s'agit du CFE de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) ; pour une activité artisanale, ce sera la Chambre des Métiers et de l'Artisanat (CMA) ; et pour une activité libérale, il faut se tourner vers l'URSSAF.

L'immatriculation est gratuite et rapide, ce qui rend la procédure bien plus légère que pour la création d'une personne morale. Le régime fiscal et le régime social qui sont associés au statut d'auto-entrepreneur sont également simplifiés. Quant aux démarches en cas de cessation d'activité, elles sont également simplifiées.

Des démarches simplifiées

Réaliser les démarches administratives est plutôt simple, il suffit que les entrepreneurs remplissent une déclaration. Il faut cependant s'assurer que l'on comprend les enjeux de ce nouveau statut que l'on adopte : il s'agit d'exercer une activité à but lucratif dans le respect des lois associées. L'auto-entrepreneur est une personne physique dont l'activité professionnelle lui procure des revenus qui sont confondus avec son patrimoine personnel. Son argent et celui de son activité sont imposés de façon uniforme, au titre de l'impôt sur le revenu. Il est cependant possible, et même recommandé, d'ouvrir un compte bancaire indépendant, dédié spécifiquement à l'activité commerciale : on peut y apposer un nom commercial distinct du patronyme de l'auto-entrepreneur.

Les bénéfices de l'activité sont imposés de façon automatique, sous la forme d'un pourcentage prélevé sur le chiffre d'affaires chaque année. Par ailleurs, la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) n'est pas applicable à une micro-entreprise : l'auto-entrepreneur ne récupère pas de TVA sur ses dépenses, mais il n'en reverse pas non plus sur ses facturations. En revanche, il doit s'acquitter de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises), un impôt forfaitaire annuel concernant les lieux utilisés dans le cadre de l'activité.

En effet, entre autres informations déclaratives, l'auto-entrepreneur doit élire un lieu d'activité : celui-ci peut tout naturellement être son domicile personnel, mais il peut également s'agir d'un local commercial, d'une pépinière d'entreprises, ou d'une société de domiciliation professionnelle. Cette dernière option fonctionne pour les micro-entreprises comme pour les structures de personnes morales : il s'agit de fournir à l'auto-entreprise une adresse fixe officielle, qui peut constituer un facteur de prestige pour les clients, et un point fixe pour les administrations fiscale et juridique, auprès desquelles il sera inutile de procéder à des changements de lieux d'activité.

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