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Créer auto-entreprise : les explications et les étapes à suivre

creer une micro-entreprise

Le statut juridique de la micro-entreprise (anciennement auto-entreprise) est principalement réservé aux entrepreneurs individuels et aux professions libérales comme les artisans et les commerçants. En France, ce statut juridique bénéficie d’un régime fiscal spécifique aux entreprises individuelles générant peu de chiffres d’affaires.

Ces dernières disposent à la fois d’aides ainsi que d’un régime fiscal et social simplifié en créant leur micro-entreprise.

Les bases pour devenir auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur)

Les micro-entreprises sont des entreprises individuelles généralement destinées aux très petites entités dont le fonctionnement est simplifié et l’activité professionnelle plafonnée. On choisit généralement ce statut quand on se lance dans le domaine tertiaire, seul. 

Quelles conditions pour être auto-entrepreneur ?

Être micro-entrepreneur, c’est être entrepreneur individuel sous un régime social et fiscal simplifié. Statut ouvert à tous, pour en bénéficier, vous devez :

  • réaliser un chiffre d’affaires inférieur à 170 000 € pour une activité de vente de marchandises ou 70 000 € pour une activité de prestation de services
  • payer périodiquement un forfait de charges sociales sur le chiffres d’affaires réalisé
  • tenir un livre des recettes
  • appliquer la TVA si vous dépassez le seuil de la franchise en base de TVA
  • ne déduire aucune charge professionnelle du chiffre d’affaires
  • payer l’impôt sur le revenu soit annuellement sur le chiffre d’affaires réalisé
  • après application d’un abattement, soit périodiquement par un versement libératoire si votre revenu fiscal de référence est inférieur à un certain seuil déterminé.

Quelles formalités pour devenir micro-entrepreneur ?

Devenir micro-entrepreneur, c’est créer une entreprise. Statut facilement accessible, vous avez à :

  • définir votre projet, votre domaine d’activité, le service ou le produit proposé, en gardant à l’esprit que :
    1. vous ne pouvez exercez certaines activités, comme les professions juridiques ou judiciaires, les professions de la santé, l’activité d’agent général d’assurance, le métier d’expert-comptable, les activités relevant de la TVA immobilière
    2. votre activité doit générer un faible chiffre d’affaires, et n’engendrer ni d’importantes charges professionnelles, ni de gros investissements
  • déclarer votre activité, gratuitement en ligne, auprès du Centre de formalités des entreprises
  • immatriculer votre entreprise au Registre du commerce et des sociétés si vous exercez une activité commerciale, ou au Répertoire des métiers si vous exercez une activité artisanale
  • ouvrir un compte bancaire dédié à l’activité professionnelle.

Évaluer votre investissement avant la création de votre micro-entreprise

Cette étape se révèle assez simple à condition d’être correctement immergé et informé sur le secteur dans lequel vous désirez faire évoluer vos idées. Il s’agit essentiellement de lister les immobilisations nécessaires pour la constitution de votre entreprise.

Besoin de fonds de roulement pour votre auto-entreprise

Les fonds de roulement correspondent à la différence entre les ressources immobilisées pour le financement de la micro-entreprise et les besoins de financement au cours du cycle d’exploitation. Concrètement, le délai de paiement que vous accorderont vos créanciers sera un dégagement de trésorerie alors que le délai de paiement que vous accorderez à votre clientèle sera un déficit dans la trésorerie.

Plan de financement pour votre micro-entreprise

Cette étape cruciale consiste à établir une charte dans laquelle vous indiquerez les ressources à votre disposition pour concrétiser les acquisitions prévues ainsi que vos besoins financiers.

Compte de résultat prévisionnel

Ce document comptable à réaliser mensuellement vous permet d’établir le solde attendu de votre compte tout en prenant en considération vos dépenses et vos encaissements. Cette synthèse obligatoire vous donne la possibilité de prévoir la santé financière de votre entreprise.

Votre banquier, vous et votre micro-entreprise

Il ne vous reste plus qu’à faire jouer votre enthousiasme, vos idées et votre dossier financier complet pour convaincre votre banquier.