Par Julia le jeudi 12 septembre 2019

Free-lance ou Sasu ? 

Premier point commun entre le statut freelance (micro-entreprise) et la forme juridique de la Sasu ? Ils s’adressent tous deux aux entrepreneurs qui ont choisi de se lancer seul. Mais le choix de l’un ou l’autre statut entraîne des formalités différentes : 

  1. En terme de facilité de création de l’entreprise. 

  2. De statut fiscal et de plafonnement des recettes. 

  3. De déclarations comptables. 

  4. De protection sociale et de niveau des charges sociales. 

Micro-entreprise ou Sasu : les modalités de création

En terme de facilité de création, c’est la micro-entreprise qui l’emporte haut la main, contrairement au comparatif SASU vs EIRL. Il suffit de se faire immatriculer en passant par le Centre de formalité des entreprises (CFE). C’est entièrement gratuit et il est juste nécessaire de renseigner une adresse de domiciliation et un secteur d’activités dans lequel exercer. Le CFE s’occupe ensuite de transmettre les données aux différents organismes et notamment à l’URSSAF. 

En Sasu l’immatriculation nécessite différentes démarches dont certaines sont payantes, comme la nécessité de publier une annonce légale et de déposer un capital social (même minimal) sur un compte bancaire professionnel. Il est également obligatoire de déposer des statuts. Pour être correctement rédigés, mieux vaut que ces derniers soient créés par un avocat ou un notaire. Ce qui entraîne mécaniquement des frais complémentaires. 

Free-lance ou Sasu : un statut fiscal distinct

Le micro-entrepreneur n’a pas le choix. Ses bénéfices sont forcément imposés à l’impôt sur le revenu (IR). En Sasu, l’associé unique peut opter pour l’IR ou l’impôt sur les sociétés (IS). L’IR n’étant accessible que pendant les cinq premières années de la vie de la société. Le taux de l’IS s’élève à 33% environ et peut être minoré à 15%. 

Concernant les revenus, un freelance ne doit pas dépasser un certain plafond : 33 200 euros pour les prestations de services et activités libérales, 82 200 pour une activité commerciale. Le plafond peut aller jusqu’à 70 000 euros pour les entrepreneurs enregistrés en profession libérale et 170 000 euros pour les commerçants. Mais entre 33 200 et 70 000 euros et entre 82 200 et 170 000 euros, le professionnel est redevable de la TVA. En Sasu, il n’y a pas de plafond de bénéfices. 

Micro-entreprise ou Sasu : des déclarations comptables distinctes

En micro-entreprise, il faut juste disposer de factures en cas de contrôle et déclarer ses revenus au mois ou au trimestre selon les modalités choisies à l’enregistrement de la société. En Sasu, les obligations comptables sont beaucoup plus lourdes : 

  1. Obligation de lister toutes les opérations au jour au jour à la fois en débit et en crédit. 

  2. Obligation de déposer ses comptes annuels au greffe du tribunal de commerce. 

  3. Obligation de réaliser un inventaire annuel. 

Toutes ces tâches nécessitent l’aide d’un expert-comptable. Ce qui a un coût d’environ 1 000 euros par an. 

Free-lance ou Sasu : une protection sociale différente

Le freelance dépend de la Sécurité sociale pour les indépendants (ex RSI). Tandis que l’associé unique d’une SASU est assimilé salarié et est donc affilié au régime général de la Sécurité Sociale. D’où une protection sociale bien plus performante, notamment en terme d’indemnités journalières ou d’assurance vieillesse. Mais cette protection accrue se paie aussi en terme de charges, puisqu’en Sasu, les charges s’élèvent à 80% environ des revenus bruts. En micro-entreprise, on est autour de 22% pour les prestations de services et 12% pour les commerçants. 

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Par Julia le jeudi 12 septembre 2019

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