Quelle différence entre sasu et auto-entrepreneur ?

Quelle différence entre SASU et auto-entreprise ?

Si vous avez un projet d’entreprise individuelle, mais que vous ne savez pas quel statut choisir entre la SASU et l’auto-entreprise, alors ce qui suit est fait pour vous. En effet, chacune de ces deux sociétés comporte des avantages et inconvénients spécifiques, sans parler des différences de coût et d’obligations comptables. 

LES FRAIS DE CRÉATION POUR L’ENTREPRENEUR

Comme pour chaque forme d’entreprise individuelle (EURL, EIRL, etc.), les formalités de création de l’auto ou micro-entreprise sont excessivement simples et surtout peu coûteuses, voire totalement gratuites. A contrario, et au même titre que les sociétés de type SARL, EURL, etc., la création d’une SASU est formalisée et bien plus cher, la faute aux différentes et lourdes obligations qu’elle requiert. 

LA COMPTABILITÉ ET LE FONCTIONNEMENT QUOTIDIEN

En ce qui concerne l’après-création et le fonctionnement de l’auto-entreprise, les coûts de gestion restent tout aussi faibles, et se limitent au paiement d’une assurance, de la CFE, et d’un comptable pour ceux qui le souhaitent. En effet, la comptabilité de la micro-entreprise est basique, avec pour seules obligations la tenue d’un livre de recettes, la conservation des factures, et un compte bancaire distinct pour l’activité. Au contraire, la comptabilité de la SASU est bien plus délicate et complexe à aborder, puisque la tenue de celle-ci doit être régulière, et les autres obligations comme les bilans annuels ou les comptes de résultat peuvent nécessiter les services d’un expert-comptable.

LE RÉGIME SOCIAL

Le régime de l’auto-entrepreneur est un régime simplifié affilié au régime général de la sécurité sociale (et au RSI avant janvier 2018). Le montant des cotisations sociales dépend du chiffre d’affaires de l’entreprise, et est payé chaque mois ou trimestre. Le président de la SASU cotise lui aussi au régime général de la sécurité sociale, à la condition qu’il touche une rémunération. Il ne peut toutefois pas être affilié à l’assurance chômage, et ces charges sont payables tous les trimestres.

LE RÉGIME FISCAL

Alors que l’auto-entrepreneur bénéficie du barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR), ou du prélèvement libératoire, il est tenu de déclarer son chiffre d’affaires sans que celui-ci ne soit impacté par le paiement de charges supplémentaires. A l’opposé, dans la SASU, l’entrepreneur peut choisir entre une imposition des bénéfices à l’impôt sur les sociétés (IS), ou une imposition à l’IR (pour 5 exercices maximum). Ainsi, il peut réduire la base imposable de son activité en déduisant les charges du chiffre d’affaires.

LES LIMITATIONS DU CHIFFRE D’AFFAIRES

L’auto-entreprise impose une limite de chiffre d’affaires, qui ferme la porte à toutes les grosses sociétés :

  1. Pour rester en franchise de TVA, le maximum est de 82 200 euros pour l'achat-vente, et de 33 200 euros pour les prestations de services.
  2. Sans la franchise de TVA, le maximum est de 170 000 euros pour l'achat-vente, et de 70 000 euros pour les prestations de services.

Au-delà de ces derniers chiffres, le régime de la micro-entreprise cesse, et évolue vers un autre statut. Cette notion s’oppose complètement à la SASU qui n’instaure aucune limitation de chiffre d’affaires pour l’entrepreneur.

Sans parler des restrictions d’activités de l’auto-entreprise (appelée aussi micro-entreprise), et de la responsabilité limitée offerte par la SASU, chaque entrepreneur doit faire son choix en fonction de ses besoins et attentes professionnels. Il faut toutefois garder à l’esprit que même si l’auto-entreprise est avantageuse pour démarrer, le développement de la société est presque impossible à long terme.

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