Par Julia le jeudi 26 septembre 2019

Avant de créer sa Sasu : monter le projet

Avant de créer sa Sasu, il est bon de réfléchir à quelques éléments avant de se lancer : viabilité financière du projet, aides possibles, étude de marché, choix d’un local et d’un expert-comptable pour épauler l’entrepreneur dans sa création d’entreprise. 

La viabilité financière de la Sasu 

Il s’agit ici d’établir un prévisionnel de l’entreprise en tenant compte de tous les éléments nécessaires : 

  1. Coût des démarches de création : capital social (lien vers T463), ouverture d’un compte en banque, publication de l’annonce légale et frais pour qu’un expert-comptable ou un avocat intervienne dans la rédaction des statuts. 

  2. Frais inhérents à l’activité : location d’un local, coût de l’équipement informatique ou des marchandises le cas échéant. Il faut ajouter à cela les factures diverses : eau, électricité, chauffage et Cotisation foncière des entreprises (CFE). 

  3. Le salaire que l’entrepreneur en Sasu compte se verser

Toutes ses dépenses prévisionnelles sont à mettre en corrélation avec les gains espérés. Pour cela, il convient d’effectuer une étude de marché précise qui vise à quantifier les débouchés des produits ou services proposés. Parfois il apparaît que les bénéfices espérés sont , dans un premier temps, moindres que les dépenses prévues. Le recours à l’emprunt bancaire ou à des apports autres que ceux de l’associé unique sont ainsi souvent envisagés. 

Les aides possibles pour monter sa Sasu

Il existe des aides pour monter une Sasu. D’abord si l’entrepreneur est chômeur et bénéficiaire de l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), il peut continuer à la percevoir, à condition que ses revenus soient inférieurs au montant de l’allocation. Il peut également percevoir un versement en capital d’une partie de ses allocations chômage ce qui constitue un coup de pouce non négligeable pour payer les premiers frais. 

Autre aide ? L’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise qui consiste en une exonération de charges sociales lors de la première année suivant la création. Elle est totale si les revenus dégagés sont inférieurs à 30 393 euros (chiffres de 2019) et partielle entre 30 393 et 40 524 euros. A noter que l’exonération porte sur les cotisations d’assurance maladie et maternité, l’assurance vieillesse, les cotisations d’assurance invalidité et décès ainsi que les cotisations relatives aux prestations sociales. La CSG et CRDS, les cotisations d’accident du travail, celles ayant trait à la retraite complémentaire obligatoire et à la cotisation professionnelle ne peuvent faire l’objet d’une exonération. 

Trouver un local pour exercer l’activité de la Sasu et s’entourer d’experts

Il faut ensuite trouver un local pour exercer l’activité de la Sasu. Travailler de chez soi reste possible tant que le règlement de copropriété le permet et que l’entrepreneur propose des prestations de services. Puisqu’il reste interdit de recevoir des marchandises chez soi ou d’accueillir prestataires et clients. Un espace de coworking ou une société de domiciliation sont parfaits pour se lancer à moindre coût. Enfin, l’entrepreneur en Sasu a tout intérêt à s’entourer d’un expert-comptable qui l’aidera à monter sa société et à remplir toutes ses obligations comptables. Il faut compter jusqu’à 1 000 euros environ pour un expert-comptable classique. 

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Par Julia le jeudi 26 septembre 2019

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