Par Julia le jeudi 26 septembre 2019

Quel capital social pour sa future SASU ?

Pour constituer son entreprise, la question du montant à apporter dans le capital social est cruciale pour la suite du projet. Que ce soit pour des sociétés ou statuts variés (SARL, SAS, EURL, SASU, etc.), les problématiques sont les mêmes. Pourtant, la popularité en hausse de la SASU nous amène à envisager spécifiquement la question pour son cas. Quel montant d’apports faut-il donc consacrer au capital social de celle-ci ? Pour pouvoir répondre, il faut déjà passer en revue quelques formalités essentielles.

DÉFINITION DU CAPITAL SOCIAL

Le capital social d’une société, quels que soient les statuts, est par définition le patrimoine du projet. Celui-ci est constitué de la somme des richesses amenées par les associés, que ce soit en argent (apports en numéraire), en biens (apports en nature), ou en savoir-faire (apports en industrie). Dans le cadre de la SASU, c’est l’associé unique qui réalise cet apport, et qui obtient en retour la majorité des actions de l’entreprise. Pour tous les types de sociétés (SASU, SAS, SARL, EURL, etc.), le montant du capital social est inscrit dans les statuts dès la création de l’activité, et sa modification ou son augmentation sont régies par des clauses définies en amont. Le capital permettra le bon démarrage de la SASU, assurera le financement des premiers investissements, et rassurera les partenaires sur la solidité de l’entreprise.

LE CAPITAL SOCIAL MINIMUM EN SASU

L’État n’impose aucun capital minimum pour la création d’une forme juridique de type SASU, si ce n’est un euro symbolique. De la même façon, il n’existe pas de capital maximum. Ainsi, si votre activité et votre société ne nécessitent pas beaucoup de fonds au départ, votre apport au capital peut n’être composé que de quelques euros. Néanmoins, si cette activité nécessite rapidement de gros besoins financiers, l’apport doit être plus conséquent pour soutenir le lancement de l’entreprise. Le capital minimum n’est donc finalement qu’une estimation réelle pour débuter dans de bonnes conditions.

LES RISQUES D’UNE MAUVAISE ÉVALUATION

En cas de sous-estimation ou surestimation du capital social, l’effet sur votre société pourra être destructeur. Si le capital est trop faible comparé à la réalité, la trésorerie de votre entreprise en sera perturbée, et votre banque ou vos partenaires financiers y verront un manque de crédibilité. D’autres conséquences économiques seraient aussi dommageables pour la société, comme une plus-value significative en cas de revente des parts. A contrario, un capital social trop élevé dégradera aussi les finances de votre entreprise, avec par exemple une plus-value globale qui sera moindre dans le cadre d’une cession des actions ou de la SASU elle-même.

ÉVALUER LE CAPITAL SOCIAL RÉEL

Si vous souhaitez cibler le bon apport, vous devez répondre à quelques questions sur l’avenir de votre société :

  1. Quelles vont être vos premières dépenses ? Passez en revue vos charges au démarrage et votre besoin en fonds de roulement.

  2. Quel est le montant qui va vous apporter la crédibilité nécessaire pour faire face à votre banque et aux autres demandes de financement ?

  3. Quelle est votre capacité d’autofinancement et d’apports personnels ?

  4. Quelles sont les aides et les subventions que vous allez percevoir pour la création de votre société ?

En conclusion, vous avez le droit d’opter pour le capital social que vous souhaitez pour votre société. Néanmoins, en tant que président de la SASU, vous devez garder à l’esprit que le montant de celui-ci aura des répercussions directes sur les premiers mois de votre gestion.

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Par Julia le jeudi 26 septembre 2019

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